Mère, épouse, femme, photographe amateure, je suis tout cela et plus encore. C'est de cela que mon blog parle... ou pas ;)
Ainsi donc, aujourd'hui, ce sont les femmes qui sont mises à l'honneur.
Avec, pour thèmes de prédilection - en France - la "parité" et "l'égalité entre les sexes".
Il est question de bilan - plutôt mauvais ; de création de nouvelles lois - car les anciennes ne suffisent pas ; et de promesses - ce qui était plutôt attendu en pleine période électorales. Personnellement, je ne suis pas contre le principe. Car il est sans doute temps que dans un pays qui se veut moderne, les femmes soient traités sur un pied d'égalité avec les hommes. Toutefois, je pense que les féministes se trompent de combats et qu'elles n'utilisent pas les bonnes armes. Ce qu'il faut changer, ce ne sont pas les lois ou les règlements mais l'état d'esprit des gens. Ce qui'il leur faut faire ce n'est pas imposer leur point de vue mais apprendre à nos petits garçons et à nos petites filles que la différence entre les hommes et les femmes est essentiellement physiologique ; leur enseigner l'ouverture d'esprit et la tolérance ; leur faire comprendre dès leur plus jeune âge que la valeur d'un être humain se jauge à ses actes et sa personalité et non pas à son sexe. C'est uniquement de cette façon, je pense, que l'égalité entre les femmes et les hommes pourra devenir une telle évidence que les lois deviendrons superflues.
Remarquez cependant que des femmes qui militent pour établir et surtout faire respecter des lois qui imposeraient l'égalité entre les sexes, ce n'est pas ce qui me gène le plus dans le féminisme. Ce qui m'ennuie le plus, finalement, c'est le féminisme en lui-même. Ou plutôt, ce qu'il est devenu. Car il fut un temps où leurs combats avaient une véritable utilité. Lorsque les féministes luttaient pour le droit à l'éducation, le droit au travail, le droit à la maitrise de leurs biens et le droit de vote, c'étaient des combats utiles. Le libre accès à la contraception et le droit à l'avortement furent également des combats qui devaient être menés, ainsi que celui qui a aboutit au droit de divorcer. Toutefois, lorsque j'entends que désormais les féministes s'attardent sur des détails comme la disparition de la mention "mademoiselle" sur les formulaires administratifs, je me dit que quelque part, le féminisme français est devenu mesquin !
C'est pourquoi, je pense qu'en France, il faudrait que les féministes révoient leurs copies et leurs priorités. Il reste encore bien des combats à mener avant de chercher à imposer la parité dans les institutions françaises. Le mouvement Ni putes Ni soumises nous l'avait rappelé en 2003 et leur lutte contre toutes les formes de violence faites au femmes n'est pas terminé.
Enfin il est encore un reproche que je souhaite formuler contre le "féminisme". C'est au sujet de sa vision de la femme moderne qui voudrait qu'une femme ne puisse s'épanouir réellement que dans le travail. J'ignore d'ailleurs comment de la lutte pour le droit au travail, nous sommes passés à l'idée selon laquelle une femme doit travailler. Mais le fait est qu'une femme qui choisit d'être une femme au foyer est (trop) souvent considérée comme une femme soumise ou rétrograde. Et je trouve ça vraiment dommage.
Merci de votre visite.
@ Bientôt.